Soixante ans d'impact

Bâti par des voisins. Soutenu par la communauté.
Depuis 1966.

Le 11 mai 1966, cinq petits comités paroissiaux de l’Ouest-de-l’Île ont décidé de faire quelque chose de simple, ensemble : unir leurs efforts, partager ce qu’ils avaient et répondre présents lorsqu’un voisin avait besoin d’aide.

De cette décision est né le Fonds de dépannage du nord-ouest de Montréal, qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île, ou FDOI.

Soixante ans plus tard, nous sommes encore des voisins qui aident leurs voisins. Nous croyons toujours que personne dans notre communauté ne devrait avoir faim, se sentir oublié ou traverser une semaine difficile seul. Et nous comptons toujours sur nos bénévoles présents, des partenaires engagés et des donateurs généreux.

Ce qui a changé, c’est l’ampleur des besoins, et celle de notre réponse.

Aux bénévoles, aux familles, aux donateurs, aux partenaires, à l’équipe et aux voisins qui ont continué à frapper à notre porte ces soixante dernières années : merci.

Voici les moments marquant de nos 60 dernières années

Cinq comités s’unissent

Le 11 mai 1966, cinq comités paroissiaux de l’Ouest-de-l’Île, soit les Dames de la Charité de Sainte-Anne-de-Bellevue, le Service social de Sainte-Geneviève et de l’Île-Bizard, le Service social de la paroisse Saint-David, le Comité de dépannage de Marie-de-la-Paix et la Société de bienfaisance de Sainte-Suzanne, acceptaient de fusionner. Ainsi naissait le Fonds de dépannage du nord-ouest de Montréal. (Plus tard, l’organisme deviendrait le Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île, le nom qu’on lui connaît aujourd’hui.) René Lusignan, de Roxboro, en devenait le premier président. La première réunion du conseil d’administration a eu lieu le 27 juin de la même année, avec une subvention de départ de dix mille dollars et un mandat clair : organiser des camps d’été pour les enfants, livrer des paniers de Noël et aider les familles à payer leur loyer, leur chauffage, leur nourriture, leurs vêtements et leurs médicaments.

Du dépannage à l'autonomie

Dix ans après sa fondation, l’organisme s’est posé une question difficile : l’aide d’urgence suffit-elle? La réponse était non.

Le Fonds a commencé à offrir des cours de cuisine, de couture et de gestion du budget pour que les familles puissent passer de l’aide ponctuelle à une autonomie durable. C’est le premier signe de ce qui est aujourd’hui une de nos valeurs fondamentales : la dignité par l’autonomie.

Ouverture du Vestiaire de Roxboro

En décembre, le CLSC local nous a confié un sous-sol et une pile de vêtements donnés. Sœur Marie Larose, alors présidente, a dit oui. Un petit comité s’est formé sous la responsabilité de Suzanne Smadja, et le premier vestiaire de Roxboro a ouvert ses portes au 9, rue du Centre-Commercial. C’était le début d’une idée qui finance encore notre travail aujourd’hui : transformer des articles de seconde main en nourriture, en soutien et en prix justes pour les familles qui en ont besoin.

Un deuxième chez-nous, et un repas chaud

En février 1984, le Fonds emménageait au chalet A-Ma-Baie, au 9625, boulevard Gouin Ouest, grâce à la Ville de Pierrefonds. La même année ouvrait le vestiaire de Sainte-Geneviève, rue Paiement.

 En octobre 1985, Nérina Lafrance lançait le Friendly Lunch Amical au sous-sol de l’église Sainte-Suzanne, un repas chaud, complet et abordable pour quiconque en avait besoin. Une promesse simple qui est devenue notre cuisine collective.

Nous devenons propriétaires

Après que la Ville de Pierrefonds eut offert d’agrandir notre chalet, mais à nos frais, le conseil a fait le grand saut. Grâce à une hypothèque de la Caisse populaire de Pierrefonds et à un amendement à la charte obtenu à Québec, le Fonds a acheté le 9, rue du Centre-Commercial à Roxboro, pour deux cent mille dollars. Le nouveau local a été inauguré le 10 décembre 1986. Nos clients nous disaient que c’était le vestiaire le plus propre et le mieux organisé qu’ils aient vu. Deux locaux à l’étage étaient loués pour générer un revenu stable. Le modèle fonctionnait.

Un organisme à part entière

En octobre 1989, le Fonds embauchait sa première directrice générale à temps plein, Yvette Teofilovic.

En 1990, Micheline Savoie nous a fait entrer dans l’ère informatique.

En 1991, le regretté cardinal Léger nous offrait une camionnette. La banque alimentaire, née des surplus du temps des Fêtes et des dons de Moisson Montréal, fonctionnait désormais à l’année.

En 1992, l’équipe gérait plusieurs sites, le bric-à-brac de meubles et un programme de repas scolaires.

En 1993, plus de 170 bénévoles faisaient tourner la machine.

Coordonnateur des Paniers de Noël de l’Ouest-de-l’Île

Au début des années 2000, le Fonds était devenu le plus important organisme d’aide alimentaire de l’Ouest-de-l’Île, et un partenaire de confiance pour les écoles, les paroisses, les commerces et les services d’urgence. En 2005, le FDOI a pris en charge la coordination du programme des Paniers de Noël pour tout le territoire de l’Ouest-de-l’Île.

L’incendie

Au matin du 9 décembre 2019, un incendie a ravagé notre bâtiment de deux étages, à l’angle du Centre-Commercial et de la 4e avenue Sud. Entre 60 et 100 pompiers ont combattu le brasier. Nos bureaux, nos ordinateurs, la friperie et une grande réserve de jouets donnés pour le temps des Fêtes ont été perdus. La banque alimentaire, située un coin de rue plus loin, a été épargnée. Personne n’a été blessé. La communauté a perdu un bâtiment ce jour-là. Mais elle n’a pas perdu le FDOI.

Rebâtir en pleine pandémie 

Dans les jours suivant l’incendie, l’Ouest-de-l’Île a répondu présent. Des bénévoles se sont avancés. Les dons de jouets, d’argent, de nourriture et de vêtements ont afflué.

Les paniers de Noël ont été distribués à temps. Puis la pandémie est arrivée, et nos demandes d’aide alimentaire ont plus que doublé. Nous nous sommes adaptés, distancés, organisés, et nous avons continué.

Le terrain laissé vacant après l’incendie est devenu le Jardin de l’Espoir, un lieu où se cultivent encore aujourd’hui des aliments frais, des apprentissages et des liens entre les gens. 

 

En préparation de la prochaine étape

Le 4 décembre 2025, FDOI annonçait l’acquisition d’un bâtiment à Pierrefonds-Roxboro : l’ancien centre de distribution de Postes Canada. La vision : le transformer en véritable pôle communautaire, où l’aide alimentaire, un bistro communautaire, une cuisine collective, une friperie agrandie ainsi que plusieurs programmes et organismes pourront enfin se réunir sous un même toit.

Soixante belles années

Aujourd’hui, le FDOI distribue chaque année près de deux millions de dollars en biens et services, remet plus de 9 000 paniers d’épicerie et offre, bien au-delà de la banque alimentaire, une foule de programmes: distribution de produits d’hygiène, vêtements gratuits ou à faible coût à la friperie, jardin communautaire, cuisine collective, distribution de fournitures scolaires, paniers des Fêtes, programmes sociaux pour les femmes, les aînés, les nouveaux arrivants, et bien plus encore.

Soixante ans plus tard, nous faisons toujours ce que nous avons entrepris en 1966. Aider nos voisins.

Les besoins grandissent. Nous aussi.

Nos demandes d’aide alimentaire ont augmenté de 15 % cette année, surtout auprès des nouveaux utilisateurs, des familles monoparentales et des enfants. FDOI est déjà à pleine capacité. Pour y répondre, nous avons acquis un nouveau bâtiment quatre fois plus grand que notre espace actuel.

Notre nouvel emplacement nous permettra de soutenir plus de familles, de transformer les surplus alimentaires en repas, d’offrir un lieu accueillant pour partager un repas abordable, d’agrandir la friperie et de regrouper plus de services sous un même toit afin de créer un nouveau pôle communautaire intégré de soutien.

Cette expansion est le projet le plus important de notre histoire. Nous avons besoin de votre aide pour le mener à terme!

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